Souveraineté numérique
Les échanges d'un club sportif n'ont pas à transiter par la Silicon Valley
La quasi-totalité des clubs sportifs communiquent aujourd'hui via WhatsApp, propriété de Meta — une entreprise américaine soumise au Cloud Act, qui peut modifier unilatéralement ses conditions d'utilisation et sa politique de confidentialité. Les échanges d'un club, y compris ceux impliquant des mineurs, se retrouvent hébergés sur une infrastructure hors du contrôle juridique européen, sans que quiconque au club n'ait vraiment eu son mot à dire sur ce choix.
Convoc est construit sur une pile technique ouverte et auto-hébergeable : PostgreSQL pour les données, Redis pour le cache et les files d'attente, MinIO — compatible S3 — pour le stockage des photos et documents du club. Rien dans cette architecture n'impose un hébergement chez un fournisseur américain : l'infrastructure peut être déployée sur des serveurs situés en France ou en Europe, chez un hébergeur soumis au droit européen.
Ce choix s'inscrit dans une démarche plus large de souveraineté numérique, en cohérence avec les référentiels européens et français en la matière — Gaia-X, SecNumCloud de l'ANSSI, la notion de « cloud de confiance ». Nous ne prétendons pas détenir une certification que nous n'avons pas : l'objectif est de donner aux clubs, et en particulier à ceux qui gèrent des données de mineurs, un choix réel d'hébergement plutôt qu'une dépendance de fait à un acteur américain.
C'est aussi, pour nous, un sujet économique : construire une alternative française aux outils de communication associative s'inscrit dans les priorités de financement de la souveraineté numérique portées notamment par France 2030.